Entretien avec des
membres de la haute fonction publique territoriale
ayant désiré garder lanonymat
Par les responsabilités quils assument, les membres de la haute fonction publique territoriale (secrétaire général, secrétaire général adjoint, directeur des services techniques...) se trouvent au cur du fonctionnement des collectivités territoriales où, ces dernières années, se sont développées tant daffaires de corruption, plus ou moins importantes.
Compte tenu des postes stratégiques que vous occupez dans les collectivités territoriales, je voudrais dabord savoir comment vous avez connaissance des affaires liées à la corruption? Vous arrive-t-il den être directement informés?
A. Face à ce problème, les réactions de nos collègues sont assez contrastées: certains disent quon ne peut pas être ou avoir été secrétaire général et prétendre navoir jamais trempé dans ce genre de processus. Dautres affirment que les rapports entre largent et la politique ne les concernent pas même sils ont entendu parler de tel ou tel cas; personnellement jai plutôt tendance à croire les premiers.
B. Jai le même avis. Par exemple, dans le
fonctionnement des commissions départementalesdurbanisme commercial, par la
connaissance que javais des dossiers, je voyais bien que quelque part le jeu était
faussé mais je ne pouvais pas repérer où cela se situait exactement dautant que,
dans ce genre daffaires, il y a une complicité forte entre les élus, les diverses
administrations voire les Chambres de commerce parce que cela correspond à un intérêt
économique important. Dans le cadre des délégations de service public, là où il y a
eu des malversations, tout le monde pouvait constater que le prix de leau était
trop cher et que cela revenait à une sorte dimpôt déguisé. Si on ne le savait
pas, cest quon ne savait pas lire un bilan, mais, dès quon regardait de
près, on pouvait subodorer "quelque chose". Je crois donc quil y a
beaucoup dhypocrisie à prétendre que les fonctionnaires territoriaux
nétaient pas au courant. Bien sûr, dans bien des cas, ils ne connaissaient rien
des éléments de telle ou telle tractation, mais on ne peut en dire autant de
leffet produit et de ses conséquences.
En ce qui concerne le financement des partis politiques, je pense, là aussi, quil
est hypocrite daffirmer que le secrétaire général de la collectivité ignorait
tout dautant que cétait une pratique très répandue. Il y avait même des
officines avec pignon sur rue dans tous les partis politiques. Le secrétaire général ne
pouvait donc pas ne pas savoir que cela existait. Mais, évidemment, il ne connaissait ni
les circuits, ni les sommes en cause, ni les noms des responsables...
Donc, à mon sens, pour ces pratiques liées au financement des partis politiques, nous ne
les ignorions pas; par contre, sagissant de lenrichissement personnel de tel
ou tel élu, je nai jamais été au courant. On pouvait le supposer, mais sans avoir
la moindre certitude dautant que les méthodes utilisées sont, ici, encore plus
discrètes, plus secrètes. Nos informations viennent de la rumeur et de la presse mais
jamais directement, en tout cas pour ce qui relève de lenrichissement personnel.
C. Je serai plus nuancé sur la question de
lenrichissement personnel: ces dernières années quand, en tant quélu ou
haut fonctionnaire, on se trouvait en situation de pouvoir, il faut bien reconnaître
quon nétait pas toujous très regardant. Le climat des années quatre-vingts
était celui de largent facile et conduisait un certain nombre de gens à se laisser
aller à des comportements qui, au départ, paraissaient assez anodins mais qui pourtant
relevaient de pratiques illicites aboutissant à de lenrichissement personnel
frauduleux. Ainsi, en contact avec une entreprise pour la réalisation dun marché
public, il était tentant de lui demander de passer à son domicile pour effectuer
quelques travaux. Et lhabitude a été prise que ce genre dinterventions ne
donne pas lieu à facturation... Lélu ne voulait pas forcément une facture, et,
sil la réclamait, lentrepreneur "oubliait" de la lui envoyer. Il ne
faut pas nier ce type de pratiques. Bien des affaires en cours, notamment celles portant
sur des abus de bien sociaux, ont révélé des procédés assez éloignés de
léthique professionnelle et de ce que les élus, en tant que représentants du
peuple, doivent éviter de faire. Aujourdhui, les garde-fous mis en place permettent
de revenir à un mode de fonctionnement plus normal.
Il y a, par ailleurs, un autre facteur assez pervers: souvent, en effet, on partait de
quelque chose de reconnu et de tout à fait légal comme par exemple le fait de verser une
certaine somme pour accéder à une délégation de service public. Il en est de même
dans le domaine de lurbanisme commercial: rien nempêchait une grande surface
de verser très officiellement une somme dargent pour permettre la réalisation
dun équipement communal. De ces mécanismes parfaitement légaux, le risque est
grand de voir se développer une dérive facile vers des choses très différentes... De
lenveloppe officiellement versée à loccasion dune des situations
évoquées, on passe insensiblement à une surtaxation venant financer on ne sait quoi
dans le budget communal, puis à des versements occultes pour le financement du parti ou
dautre chose... la glissade est tentante et, au départ, indolore.
Je suis étonné lorsque vous dites que vous nétiez pas au courant des affaires qui pouvaient survenir dans les collectivités territoriales où vous avez travaillé. Comment est-ce possible alors que vous occupez des postes clés dans le fonctionnement de ces institutions?
A. Dans la collectivité où je travaillais il y a
quelques années, jai connu une institution gangrénée à tous les échelons. Quand
un président ou un maire utilise ce genre de procédés, il a besoin de la complicité
des hauts cadres, davantage dailleurs du directeur des services tehniques que du
secrétaire général. Si le directeur le suit dans sa logique, il prélève sa dîme au
passage; ses ingénieurs vont agir de même et on descend ainsi jusquau mécanicien
qui répare la voiture des copains pendant les heures de travail dans les ateliers
municipaux et auxquel on ne peut rien dire puisquen définitive chacun, à son
niveau, profite de ces pratiques. Jai vécu cela.
Quant aux élus, on ne connait ni leurs ressources, ni leur patrimoine; tout au plus,
peut-on se faire une idée de leur train de vie à partir de certains signes extérieurs,
comme la possession dune résidence secondaire ou dune voiture de grosse
cylindrée, qui nous amènent à nous poser des questions. Cest vrai aussi pour des
collègues. Jai connu un directeur général qui avait trois voitures de fonction:
une pour les sorties officielles, une pour se faire plaisir et une troisième pour sa
femme.
Vous semblez dire, au fond, que dans les années 80, ces phénomènes de corruption étaient assez généralisés. Vous avez utilisé des termes comme "habitude", "consensus", "complicité", "morale affaiblie"... qui traduisent un climat dacceptation diffuse et de banalisation de procédés qui, aujourdhui, sont perçus tout de même assez différemment, au moins pour un certain temps?
C. Il ne faut rien exagérer. Dans le collectivité où
jétais, sur cent trente personnes, deux ou trois seulement étaient plus ou moins
soupçonnées davoir des pratiques de ce type. Aujourdhui ces personnes
seraient beaucoup plus prudentes. Cela restait donc le fait de petites minorités. Ces
dérapages ne sont que des exceptions. Avec la quasi totalité de mes collaborateurs, nous
avons eu des pratiques extrêmement saines et transparentes même sil est vrai que
ce sont les 2 ou 3% que jévoquais qui se voient le plus. Nous sommes très
vigilants avec une éthique très forte.
Par ailleurs, cela se limitait surtout aux services techniques; dans la fonction publique
territoriale, mais aussi, par exemple, au sein de la DDE (Direction départementale de
léquipement).
Cette dernière remarque nest-elle pas un peu corporatiste?
A. Pas du tout. Quand jétais étudiant, jai fréquenté ces milieux et jai vu ce qui sy passait. Et à lépoque, je ne me destinais pas nécessairement à la fonction publique territoriale. Cela rejoint les pratiques du bâtiment qui vont du repas daffaires au cadeau de fin dannée à dautres choses plus importantes. Il y là une tradition française de corruption "sympathique" qui commence donc par des gestes anodins...
B. Jirai beaucoup plus loin: au début de ma carrière, jai connu des ingénieurs de léquipement qui avaient des commissions dhonoraires liées au montant des travaux: plus les devis et les factures étaient élevés, plus ils gagnaient de largent. Par la suite ce système a été modifié mais, au départ, il fonctionnait de cette manière.
Quand de telles situations surviennent dans la collectivité où vous exercez vos responsabilités, que pouvez-vous faire?
A. Lorsque cela mest arrivé, jai refusé de
céder aux pressions. Mais cest extrêmement difficile. On est soumis au devoir
dobéissance et on a aussi le droit de refuser des ordres manifestement illégaux
mais, dans la pratique, la voie est étroite entre ces deux attitudes. On sait très bien
que, sur le plan professionnel, ce serait suicidaire de dénoncer ouvertement des choses
dautant que nous ne pouvons pas disposer de preuves tangibles.
Le haut fonctionnaire territorial qui se trouve confronté à un système organisé au
sommet je ne parle pas de dérives individuelles est vraiment désarmé.
Cest particulièrement vrai pour les années quatre-vingts; aujourdhui, ce
fonctionnaire se trouve malgré tout dans une situation plus favorable: il peut se servir
du rempart des textes adoptés ces dernières années et qui forment un dispositif très
complet et très dissuasif. Cela nous donne la possibilité de nous abriter derrière des
textes précis.
B. Sil est vrai que lapplication du nouveau
code pénal aux élus est un bon élément de barrage les élus ne peuvent plus
faire nimporte quoi il est aussi, malgré tout, une arme à double tranchant:
prenons, par exemple, le cas récent dun maire bien connu dans le sud de la France
qui a eu recours à des pratiques complètement illégales et qui a voulu charger son
directeur général. Dans des cas de ce genre, le fonctionnaire risque de servir de bouc
émissaire en lieu et place du vrai fautif. Ceci est dautant plus délicat que
depuis la réforme de 1987 qui a introduit la dissociation du grade et de la fonction pour
les hauts fonctionnaires de la fonction publique territoriale (ceux qui ont des emplois
fonctionnels de direction), notre position statutaire est affaiblie.
Nous sommes tenus, de par la loi, de dénoncer les irrégularités dont nous serions
témoins mais vous imaginez concrètement ce que cela impliquerait: un secrétaire
général dans cette situation de fragilité statutaire risque de tout perdre... Il sera
mis à lécart puis déchargé de foncion. Il y a vraiment des choses très
perverses dans ce système...
Est-ce que la profession, à travers ses organisations représentatives comme lassociation des administrateurs territoriaux ou le syndicat des secrétaires généraux, a pris des positions sur ce sujet car je suppose quil y a souvent eu des débats sur une question aussi difficile?
B. Oui, des positions ont été prises mais il faut bien voir nos spécificités. Nous ne sommes guère armés pour agir et, par ailleurs, il faut souligner lémiettement de notre profession. A chaque fois, en raison de la nature même de notre travail, nous sommes seuls face au maire. Même si des positions collectives sont prises, elles devront être mise en uvre dans une configuration où le fonctionnaire est isolé dans un face à face avec lélu en charge de lexécutif...
Cela signifie que les secrétaires généraux de villes comme Lyon, Nice, Grenoble ou Angoulême, ont été ainsi complètement désarmés?
A. A Grenoble, le directeur général des services de la ville a été témoin dun certain nombre de choses; il a subi des pressions extrêmement fortes pour quil se taise. Je me demande quel est désormais son avenir dans la fonction publique territoriale. Sa chance est dappartenir à la fonction publique dEtat, ce sera donc sans doute moins difficile pour lui.
Vous réagissez souvent par rapport à la fonction publique dEtat; les garanties dont vous bénéficiez sont donc tellement différentes?
A. Oui. Il est clair que nous navons pas du tout les mêmes garanties que dans la fonction publique dEtat. Si nous entrons en conflit avec le maire, il peut, quand il le veut, nous décharger de nos fonctions. Concrètement, cela signifie que nous devons aussitôt quitter notre poste pour être rattachés au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT); non seulement ce nest pas une position très agréable mais en plus cela induit une sensible perte de rémunération puisque près de 40% de celle-ci dépend des avantages annexes que donne la collectivité. Quand on est passé par cette situation qui ressemble un peu à un cimétière des éléphants ou à un mouroir, il est assez difficile de retrouver un poste surtout si on se traîne la réputation sulfureuse dun homme qui a craché dans la soupe en dénonçant telle ou telle pratique... Dans une situation comparable, le fonctionnaire dEtat pourra "bénéficier" dune promotion-sanction.
Cela signifie donc que dans ce genre daffaires, vous ne pouvez rien faire sinon partir?
On peut quand même résister et refuser de cautionner sur le plan technique. Mais cette attitude ne peut durer quun temps.
Aujourdhui, le climat général a changé; quel est selon vous la date ou le moment qui marque ce tournant?
B. Les Chambres régionales des comptes jouent un rôle très important surtout depuis que leurs rapports, en application de la loi Joxe de février 1992, doivent être communiqués à lassemblée délibérante concernée., Consécutive au rapport Bouchery, la loi Sapin de 1993 est une étape clé: elle a incontestablement contribué à réguler bien des pratiques et donc à changer le climat.
C. Je ne serai pas aussi affirmatif sur la loi Sapin, mais je pense effectivement que lamélioration du climat est récente: pas plus de deux ans.
Selon vous, quels sont les facteurs qui ont permis à la corruption de se développer à ce point ? Beaucoup danalystes pensent, par exemple, que la décentralisation a produit des effets pervers conduisant à de telles pratiques...
A. Le facteur déterminant a été, selon moi, le besoin dargent sans cesse croissant des hommes politiques, notamment pour les campagnes électorales; et cela a concerné tous les partis. La corruption existait avant la décentralisation, comme elle existait aussi avec les services de lEtat, mais cest vrai que ce besoin de financement a coïncidé avec la décentralisation qui a conduit à des concentrations de pouvoirs, parfois très importantes, pour certains élus locaux. Même le maire dune petite commune détient un moyen de pression sur le plan financier à travers les compétences dont il dispose en matière durbanisme. Quand, par exemple, il suffit de déplacer de quelques millimètres le tracé dune zone sur un plan doccupation des sols pour multiplier par dix la valeur dun terrain, il est difficle, pour certains, de résister à la tentation des avantages que cela peut procurer.
B. Ceux qui dénoncent la corruption de manière
véhémente et permanente en incriminant la décentralisation poursuivent une stratégie
bien claire qui renvoie à dautres objectifs que la lutte contre la corruption... Il
faut donc relativiser ce discours même sil est vrai que la décentralisation a
donné de nouvelles et importantes compétences aux élus locaux.
Je ne crois dailleurs pas que cette explication soit convaincante. Cest plus
globalement lié à la nature humaine: quand on se trouve dans certaines situations
particulièrement tentantee, certains se laissent glisser vers ces attraits.
Le cumul des mandats ne me paraît pas non plus un argument décisif, mais, par contre, ce
que je crois important est leur durée. Les mandats locaux me semblent trop longs; ils
devraient être limités dans le temps. Une telle réforme permettrait dutiles
renouvellements démocratiques qui empêcheraient que ne se développent des mécanismes
de clientélisme et de népotisme. Cela pose, plus largement, la question de la
professionnalisation de la politique qui ne me paraît ni nécessaire ni salutaire. Il
faudrait, au contraire, un véritable équilibre entre ceux qui ont la compétence
technique (les fonctionnaires) et ceux qui ont le pouvoir dorientation politique.
Enfin, il convient de mieux organiser encore la régulation des relations entre les
collectivités et les entreprises. Même si dimportants progrès ont été accomplis
ces dernières années, grâce à de nouveaux textes sur le financement des partis ou
lorganisation des marchés publics, il reste encore beaucoup à faire dans ce
domaine.
A. Jajouterai une remarque peut-être anecdotique: on vit dans un système où limage compte beaucoup; ce qui conduit certains à se croire obligés détaler un standing de vie très confortable avec des costumes de chez Smalto et des villas à Saint-Tropez. Je pense quil est possible de faire de la politique autrement. Dans dautres pays, cela se passe différemment. Et, en France, il y a bien des collectivités où les élus continuent à vivre normalement.
Comment évaluez-vous lefficacité des nouvelles règles mises en place, depuis quelques années, pour lutter contre les différentes formes de corruption ?
A. Cette efficacité est incontestable. Elle nest pas le résultat de telle ou telle disposition en particulier mais plutôt de la combinaison de lensemble de ces nouvelles règles: le financement des partis politiques et des campagnes électorales, la loi Sapin, le nouveau Code pénal, le renforcement du rôle des Chambres régionales, la loi sur les marchés publics... Désormais, il existe un arsenal cohérent, à la fois juridique et administratif, qui a dores et déjà produit ses effets. Je vois cependant au moins encore une lacune: en matière durbanisme où les pouvoirs des maires sont restés relativement intacts. Cela peut conduire à de graves dérapages pour les raisons que nous avons évoquées.
B. Jajouterai quà linverse, ils ont une maîtrise très insuffisante dans la construction comme dans lattribution des parcs de logement locatif. Cest pourtant la condition pour quune municipalité puisse vraiment avoir les moyens dune politique du logement. En dautres termes, il vaudrait mieux que les maires aient moins de compétences en matière durbanisme et davantage dans le domaine du logement.
Pour conclure, quels seraient vos propositions pour compléter les dispositifs actuels en matière de lutte contre la corruption?
A. La première serait quon renforce le rôle de la haute fonction publique territoriale. Dans cette perspective, il conviendrait de réfléchir aux pouvoirs qui nous sont donnés par rapport à ceux de lexécutif dune collectivité; il faudrait mieux délimiter ces rapports afin que chacun soit et reste bien dans son registre de compétence. Par ailleurs il faudrait revoir les protections qui nous sont accordées; alors quon peut sinterroger sur lutilité dun statut très protecteur pour certaines catégories de personnel comme, par exemple, les agents dexécution dans les services à caractère industriel et commercial, il est paradoxal de constater que ce qui fait le cur de la fonction publique territoriale est le plus fragile.
B. Outre cet aspect très important, je vois aussi une
refonte du statut de lélu lactuel étant tout à fait insuffisant
autour de trois axes bien précis: 1) Le non-cumul des mandats entre les mandats
nationaux et locaux; quand quelquun est à la fois député, maire et détenteur
dautres responsabilités électives il peut se trouver dans des situations où
finalement il est juge et partie, ce qui me semble très dommageable; ce à quoi il faut
ajouter le non-cumul des fonctions ministérielles avec des fonctions électives dans des
conditions à étudier. 2) La revalorisation des indemnités des élus qui, contrairement
à ce quon croit, demeurent dans lensemble assez modestes. 3)
Linterdiction deffectuer plus de deux mandats pour un même poste; avec, là
encore, un vrai statut qui, par exemple, pourrait permettre à celui qui quitte une
responsabilité davoir une indemnité, à la fois parce quil a rendu service
à la collectivité et pour prendre en compte le risque quil court de ne pas
retrouver immédiatement un emploi.
Il faut que la société accepte de payer pour des gens qui lui ont ainsi rendu service.
Tant que de telles dispositions ne seront pas mises en place, on trouvera encore des
affaires de corruption.
Entretien conduit par Jean-PaulChagnollaud