Note de lecture parue dans le N°43
Je tai à lil Maati Kabbal EDDIF, Paris Méditerranée, 119 pages |
En une vingtaine de brèves chroniques, Maati Kabbal évoque un Maroc de lentre-deux : tradition-modernité, Maghreb-Europe, Méditerranée-Océan, ville-campagne Une situation qui semble perturber les narrateurs successifs, le narrateur occasionnel qui porte le nom de lauteur des chroniques, lhabitant de Khouribga où il a passé son enfance entre mère et tante adoptive. On lit, à travers ces récits à la fois tragiques et sarcastiques, le désarroi des femmes en mal denfants et damour, le désespoir de ceux qui cherchent à quitter le pays au prix de leur vie, le mal-être général, la frustration et lhypocrisie sexuelles, lasphyxie, la corruption à tous les niveaux. Un Maroc où les croyances et le charlatanisme prospèrent, où le peuple est encore et toujours maltraité.
Leïla Sebbar