Note de lecture parue dans le N°42

Aux origines du monde,
Contes et légendes du Maroc

Najima Thay Thay

Traduction de Banyounes Rhozali, illustrations calligraphiques de Boubker Harraki, Flies France, 2001, 190 pages

Cent trente-six contes qui disent le ciel et la terre, les arbres et les plantes, les hommes et les bêtes, sans oublier «les valeurs». Des histoires courtes et savoureuses où le lecteur apprend que le cœur de l’olive est noir parce que le cœur de l’olivier a été brûlé de chagrin à la mort du Prophète ; que l’abeille meurt lorsqu’elle pique parce qu’elle ne s’est pas consolée de la mort de la fille de Muhammad ; que le chameau pleure comme les hommes lorsqu’on le conduit à l’abattoir, parce que le Prophète n’est plus là pour le protéger des mauvais traitements qu’on lui fait subir, jusqu’à l’égorgement ; que l’amour et la folie sont inséparables, parce que, lors d’une querelle entre Amour et Folie, Folie rendit Amour aveugle, et le juge condamna Folie à guider éternellement Amour… Et bien sûr, on lira la légende d’Abraham et de son fils Ismaël, à l’origine de la fête du sacrifice, parmi les cent trente-six contes…

Leïla Sebbar