Confluences Méditerranée                                       N°45             Printemps 2003

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La face cachée de l'Algérie

Dossier préparé par Olfa Lamloum et Bernard Ravenel

 

 

Introduction
(N°45, Printemps 2003,  2 pages)

 Olfa Lamloum et Bernard Ravenel

Bien avant de se mettre en place, l’Année de l’Algérie en France, prévue pour 2003, avait déjà suscité des polémiques telles que les protagonistes français et algériens – les Etats – avaient été amenés à se positionner plus nettement. Du côté français on a pu alors constater, au-delà des décisions du pouvoir politique, les hésitations et les réticences du Quai d’Orsay. Ce qui, entre autres, en dit long sur l’appréciation réelle que porte l’appareil diplomatique français sur la réalité du pouvoir à Alger. Par contre, du côté algérien les intentions étaient alors clairement explicitées : «L’Année de l’Algérie en France se présente avant tout comme une formidable opportunité de structurer positivement cette image (négative)… dans le sillage de l’action engagée par le Président de la république au plan de la communication internationale» précise un document confidentiel du Comité national algérien.

Vous pouvez lire la totalité de cette introduction en double-cliquant ici

 

 

1988-2002 : chronique d'une guerre sans fin
(N°45, Printemps 2003,  14 pages)

 Ihsane El-Kadi

Retour sur 14 années, toujours pas closes, de violences armées en Algérie et sur les mécanismes ainsi que les différentes étapes de cette guerre…

Vous pouvez lire la totalité de cet article en double-cliquant ici

 

 

«Le fis n’a jamais participé à la lutte armée»
(N°45, Printemps 2003,  10 pages)

 Entretien avec Mourad Dhina

Mourad Dhina est l’un des principaux organisateur du dernier congrès du fis. Confluences l’a renconté à Genève pour recueillir son point de vue sur ce congrès contesté.

Vous pouvez lire la totalité de cet entretien en double-cliquant ici

 

 

«Nos révélations sont vraies»
(N°45, Printemps 2003,  7 pages)

 Entretien avec Jean-Baptiste Rivoire

Début novembre 2002, Canal plus 90 minutes, magazine d’investigation, diffuse la première enquête approfondie menée par deux journalistes français, Jean-Baptiste Rivoire et Romain Icard, sur les attentats perpétrés à Paris en 1995 et attribués au gia. Les conclusions d’«Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires»1 sont édifiantes. A l’issue d’un travail d’investigation de plus de deux ans et à travers une vingtaine d’entretiens inédits avec des acteurs algériens et français, les deux journalistes affirment que les «Groupes islamistes armés» sont depuis 1994 directement guidés par le Département de renseignement et de sécurité (drs, l'ex-Sécurité militaire). Un film salutaire, dira Pierre Vidal-Naquet, «qui n’est qu’une étape dans la recherche de la vérité»2. Confluences a rencontré Jean-Baptiste Rivoire, journaliste et co-auteur de ce documentaire.

 

 

La révolte de Kabylie ou l’histoire d’un gâchis
(N°45, Printemps 2003,  15 pages)

Yassin Temlali

Le 19 avril 2001, un jeune Algérien, Guermah Massinissa, mourait, atteint par une rafale de mitraillette dans les locaux de la gendarmerie à Beni Douala, en Grande-Kabylie. L’événement aurait pu n’être qu’un «fait divers» à inscrire au riche registre des bavures policières. Il n’en a pas été ainsi. La maladresse de la communication officielle aidant1, la mort de Guermah Massinissa a déclenché en Kabylie un tourbillon d’émeutes et de répression. Elle a fait déborder le vase d’une colère populaire dont une répétition miniature avait été les manifestations qui ont suivi l’assassinat du chanteur Matoub Lounès le 25 juin 1998. Partie de Beni Douala, la révolte s’est étendue à toute la Kabylie. Elle a eu aussitôt un puissant écho dans les autres régions, malgré une insidieuse propagande tendant à donner du massif kabyle l’image d’un éternel foyer sécessionniste.

 

 

 Contre performances économiques et fragilité institutionnelle
(N°45, Printemps 2003,  21 pages)

William Byrd

L’économie algérienne, malgré de réels atouts, connaît un taux de croissance stagnant à un très faible niveau. A l’évidence, l'économie continue de souffrir des interférences politiques des pouvoirs, formel et informel, qui empêchent le fonctionnement et le développement des institutions indispensables à la création d’un environnement propice à la croissance hors secteur des hydrocarbures, afin de réduire le chômage et de combler les retards croissants avec les pays voisins…

 

 

Les réseaux au pouvoir
(N°45, Printemps 2003,  14 pages)

Omar Benderra

Depuis le coup d’Etat militaire du 11 janvier 1992, les centres de décisions effectifs en Algérie s’articulent exclusivement autour du haut commandement de l’armée et des services de sécurité. Le groupe restreint d’officiers supérieurs qui détient le pouvoir est constitué des responsables au plus haut niveau de l’armée et d’un nombre très réduit de généraux «à la retraite». De fait, le coup d’Etat, en plaçant l’Algérie sous des lois d’exception, a asservi l’autorité civile – Président de la République, Assemblée, appareil judiciaire…– aux centres de décision militaires. Le contrôle de toute activité politique, économique ou sociale est exercé par des polices militaires, ne dépendant que des généraux qui les dirigent et de l’état-major de l’armée. Le rééchelonnement de la dette en 1994 a participé à la transformation de l’organisation du système politique algérien. En effet, la mise sous tutelle du fmi de l’économie marque l’abandon effectif et durable des prérogatives de puissance publique en termes de gestion économique, fiscale ou monétaire.

 

 

Libéralisation économique et privatisations
(N°45, Printemps 2003,  11 pages)

Adel Abderrezak

La période «socialiste» qui a, durant plus d’une décennie, conjugué industrialisation et populisme, n’est plus qu’un lointain souvenir. La bureaucratie dirigeante qui a construit son pouvoir et ses intérêts sur la politique du «tout Etat» est confrontée à une crise économique sans précédent doublée d’un déficit de légitimité croissant sur le plan politique. C’est dans ce contexte très instable et très confus qu’un noyau de réformateurs s’est cristallisé au sein des appareils d’Etat autour d’un projet économique et politique caractérisé essentiellement par le souci de mettre fin aux monopoles étatiques, de soustraire l’économique au pouvoir d’Etat et d’asseoir une démocratie pluraliste et un Etat de droit qui «libérerait» la société civile. Déroulement, enjeux et conséquences…

 

 

Pouvoir et affairisme : l’Algérie des réseaux
(N°45, Printemps 2003,  8 pages)

Mahmoud Merhi

Partenaires économiques, publics et privés et sociaux (ugta…) déplorent tous publiquement la non-transparence des activités économiques et/ou l’orientation manifeste vers une économie de bazar. Les chiffres des pouvoirs publics sont constamment contestés par différentes instances dont le cnes, organe consultatif. Mais, globalement, tous les acteurs directs et indirects de la sphère économique contribuent objectivement à maintenir, voire à accentuer l’opacité des activités qui y sont liées.

 

 

La vie associative
(N°45, Printemps 2003,  4 pages)

Claudine Rulleau

La vie associative en Algérie est assez jeune : c’est la constitution du 23 février 1989 qui ouvre la porte et avant même la parution des décrets d’application et de la loi du 4 décembre 1990 relative aux associations, c’est l’explosion sur un double plan : celui des «associations» -partis politiques et celui des associations au sens large du terme…

 

 

Actuel

 

Des Justes en Israël
(N°45, Printemps 2003, 15 pages)

Documents

Les documents qui suivent ont été choisis pour compléter l'article de Paul Kessler «Des Justes en Israël» publié dans le n°43 (automne 2002) de notre revue. Il s'agit de textes rendant compte de diverses actions du Camp de la Paix israélien dans les territoires palestiniens occupés depuis le début de la seconde Intifada.. Ces textes sont parus à l'origine dans The Other Israel, bulletin publié par le «Conseil israélien pour la Paix israélo-palestinienne»; ils ont été traduits de l'anglais par Claudine Verley et Paul Kessler.

 

 

Et si cela n’était qu’un rêve
(N°45, Printemps 2003, 4 pages)

Michèle Zémor

Du 28 janvier au 3 février 2003 une douzaine d'éminentes personnalités françaises (Raymond Aubrac, Kenneth Brown, Suzanne et Mathieu de Brunhoff, Sacha Goldman, Stéphane et Christiane Hessel, Martin Hirsch, Jean-Jacques Salomon, Abraham Ségal, Gérard Toulouse, Annick Suzor-Weiner, Michèle Zémor ) sont allées dans les territoires palestiniens et en Israël pour tenter de mieux comprendre la situation sur le terrain. Elles ont rencontré des responsables palestiniens et des militants israéliens du camp de la paix. A leur retour, à travers quelques interviews et une conférence organisée à Paris par l'association «Trop, c'est trop», elles ont raconté de ce qu'elles avaient vu sur place. Il nous a paru important de publier deux de ces témoignages.

 

 

Des violences insupportables
(N°45, Printemps 2003, 7 pages)

Suzanne de Brunhoff

Autre témoignage d’un membre de ce groupe s’étant rendu dans les territoires occupés et en Israël…

 

 

Ni putes ni soumises
(N°45, Printemps 2003, 7 pages)

Entretien avec Hélène Orain,
membre de la Fédération de la Maison des potes

Lorsque ce numéro de Confluences paraîtra, la «Marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l’égalité», qui s’est déroulée en France du 1er février au 8 mars 2OO3, sera terminée, mais pas leur combat ni celui des femmes et des hommes qui les soutiennent. Nous avons demandé à l’une des militantes de la Fédération des Maisons des potes, Hélène Orain, qui a participé aux Etats généraux et à l’organisation de la Marche de répondre à quelques questions à propos de ce mouvement.

 

 

Sahara occidental : l'enlisement du plan de paix
(N°45, Printemps 2003, 6 pages)

Bruno Callies de Salies

Après des années d’opérations militaires et de tractations diplomatiques, un plan de paix devant mettre un terme à l’affaire du Sahara occidental est adopté par le Conseil de sécurité de l’onu le 29 avril 1991. Le plan de paix du Secrétaire général de l’onu, Javier Perez de Cuellar, prévoit un cessez-le-feu, l’échange des prisonniers de guerre, la réduction de la présence militaire marocaine, la libération des détenus politiques, le rapatriement des Sahraouis réfugiés à l’étranger, enfin l’élaboration de listes électorales et l’organisation d’un référendum d’autodétermination sous l’autorité de l’onu. Le 6 septembre 1991, le cessez-le-feu entre en vigueur, et la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) se prépare à identifier les populations afin de constituer les listes électorales pour le référendum prévu en janvier 1992. Les autres opérations doivent s’effectuer pendant cette période. Le Maroc a accepté le référendum pour confirmer l’appartenance de ce territoire au royaume. Le Front Polisario a voulu cette consultation afin d’obtenir l’indépendance. Dix ans après, le référendum n’a toujours pas eu lieu et les listes électorales ne sont toujours pas bouclées.

 

 

Confluences culturelles

 

Je ne parle pas la langue de mon père
(N°45, Printemps 2003, 12 pages)

Entretien avec Leïla Sebbar

Je ne parle pas la langue de mon père, titre du nouveau livre de Leïla Sebbar (Julliard, 2003) résonne comme un appel ; il est le point de départ d’une émouvante méditation sur les racines doublée d’un voyage dans le temps et l’espace qui veut faire la lumière sur un passé que le père n’a jamais voulu remuer. L’auteur raconte ici la longue naissance de ce livre.

 

 

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